![]() COMMISSION ECONOMIQUE POUR L’AFRIQUE Bureau pour l’Afrique du Nord Forum pour le développement en Afrique du Nord "Emergence, commerce & capital humain" Rabat, Royaume du Maroc29-31 octobre 2009
Créer plus et de meilleurs emplois durables constitue l’un des défis majeurs des pays d’Afrique du nord. Malgré une croissance économique soutenue au cours de ces dernières années, les performances économiques de la région n’ont pas permis une création suffisante d’emplois pour endiguer la pression des chômeurs et faire face aux flux croissants de jeunes, femmes et hommes, qui viennent chaque année grossir la population active. Les taux de chômage restent très élevés et particulièrement critiques auprès des jeunes, des femmes et des diplômés. L’Afrique du Nord connaît une arrivée massive de jeunes sur le marché du travail en tandem avec un déclin de la fertilité. Cette situation particulière, qualifiée de « fenêtre d’opportunité » en raison de la diminution du taux de dépendance de la population active (et partant de l’augmentation des taux d’activité), peut être un réel accélérateur de la croissance économique et du développement social si elle est accompagnée d’une gouvernance ainsi que de politiques et d’investissements appropriés, notamment dans l’éducation et la formation. Cependant, ce phénomène peut générer des frustrations graves et des effets négatifs, voire générateurs d’instabilité, tels que la violence, l’expansion des activités informelles et de la pauvreté, l’immigration et la baisse de la mobilité sociale si cette nouvelle population active ne trouve pas les moyens de s’épanouir aussi bien économiquement, socialement que culturellement. L’éducation et la formation des compétences sont des moyens essentiels pour réduire les tensions sur le marché du travail. Néanmoins, en Afrique du nord, l’asymétrie entre les compétences formées et les débouchés sur le marché du travail est évidente. Alors que les indicateurs montrent des progrès rapides et sans précédent du nombre d’élèves, filles et garçons, à tous les niveaux du système éducatif et de la formation technique et professionnelle, les taux de chômage persistent à des niveaux élevés et le secteur informel et le sous emploi demeurent considérables. Cela pose donc un problème d’employabilité. Toutes les études sont unanimes pour signaler comme causes de la faible employabilité, des systèmes d’éducation et de formation de faible qualité, non conformes ni adaptés aux besoins réels de l’économie et de couverture insuffisante et limitée, ce qui n’a pas permis d’intégrer les groupes sociaux et les régions les plus défavorisés (populations rurales, travailleurs du secteur informel, femmes, analphabètes, jeunes exclus du système de l’éducation, ..). Ce phénomène est corroboré par les employeurs qui mentionnent souvent le manque de formation adéquate comme frein à l’emploi, à l’investissement, à la mise à niveau et à la compétitivité. D’autre part, il est important de souligner qu’un paradoxe se pose car les personnes les plus formées sont souvent les moins aptes à trouver du travail. En effet, les taux de chômage de ces dernières excèdent de loin ceux des personnes peu ou non instruites dans tous les pays de la sous –région. Se pose alors, la question de savoir si cette situation relève du fait que les entreprises ne demandent pas assez de personnel qualifié, donc des emplois intenses en savoir et en capital, se limitant à employer des profils sous qualifiés, à faible productivité. La question de l’employabilité de la main d’oeuvre devrait donc être soulevée en parallèle avec celle de la capacité à absorber des ressources humaines qualifiées, posant ainsi toute la problématique de la compétitivité et de la productivité des entreprises nord africaines. La sous - région est confrontée au double impératif de répondre autant à des défis structurels (compétitivité, productivité, diversification, développement social durable, développement des services, mise à niveau des entreprises, participation du secteur privé, secteur informel, intégration à l’économie mondiale, investissements) que nouveaux (crise énergétique, changement climatique, rareté de l’eau, sécurité alimentaire, émergence de l’économie du savoir). Ces défis peuvent constituer des sources importantes d’emplois supplémentaires, si les systèmes éducatifs et de formation font intégralement partie des mesures prises pour y répondre. La transition démographique, l’émergence des femmes sur le marché du travail et l’expansion de « l’économie verte » et de nouveaux modes de consommation de produits alternatifs/bio/verts (cas de ceux du terroir, dont la sous-région est particulièrement riche), constituent autant d’opportunités et de sources d’emplois si des ajustements adéquats sont opérés du côté des systèmes d’éducation et de formation. La mondialisation a également des implications importantes sur les politiques d’éducation et de formation notamment du fait de la migration de la main d’œuvre qualifiée ; de l’émergence du secteur privé, national et étranger dans le domaine de l’éducation et de la formation ; de la création de réseaux éducatifs « sans - frontières » sous régionaux, régionaux et internationaux; de l’émergence d’un marché mondial pour le capital humain à haute qualification ; de l’éducation à distance... Les pays d’Afrique du nord font également face à une nouvelle donne qui impose d’importants ajustements à leurs systèmes éducatifs et de formation d’une part et productifs d’autre part. Parmi les plus cruciaux figurent l’importance grandissante du savoir comme moteur de croissance et des technologies de l’information et de la communication, bases essentielles des économies les plus dynamiques et durables. D’autre part, les technologies de l’information et de la communication offrent de grandes possibilités autant comme pour créer des emplois, comme pour élargir l’accès à une éducation de qualité et pour faciliter l’apprentissage tout au long de la vie. Au niveau international, la question de l’emploi, surtout des jeunes, continue d’occuper une place prédominante de l’agenda du développement. En 2007, le Conseil économique et social des Nations Unies a adopté la « Déclaration ministérielle sur la création d’emplois et le travail décent pour tous ». Tout en notant que près de la moitié des chômeurs à travers le monde sont des jeunes, ils ont déclaré être « …déterminés à intégrer l'emploi des jeunes dans les stratégies nationales de développement et à élaborer des politiques et des programmes visant à améliorer l'employabilité des jeunes, notamment par le biais de l'éducation, de la formation et d'un apprentissage tout au long de la vie qui réponde aux exigences du marché du travail». Les Etats membres du Bureau international du travail (BIT) ont adopté la Recommandation 195 - « concernant la mise en valeur des ressources humaines : éducation et formation tout au long de la vie » où sont mis en relief les nouveaux concepts (compétences, formation tout au long de la vie,..) et approches (d’une approche passive, axée sur l’enseignant, à une approche active, centrée sur l’individu ; d’une approche axée sur les inputs à une approche axée sur les résultats ;…) qui devraient sous tendre les réformes des politiques d’éducation et de formation afin de favoriser l’employabilité1 tout au long de la vie. D’autre part, l’UNESCO reconnaît que de nombreux pays ont introduit des réformes de grande envergure en matière de gouvernance de l’éducation en réponse aux changements politiques, socioculturels et aux transformations scientifiques et technologiques. Cette dernière étant définie par la même Recommandation 195 comme la résultante d’une éducation de qualité, d’une formation avant l’emploi et de l’apprentissage tout au long de la vie.
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Jeudi 29 Octobre 2009 |
Vendredi 30 Octobre 2009 |
Samedi 31 Octobre 2009 |
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M A T I N
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Ouverture Colloque |
Session plénière
Où en est la réflexion économique post-crise?
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Ecole Doctorale
Atelier A: Banque, marchés financiers et globalisation
Atelier B: IDE, attractivité et compétitivité
Atelier C: Economie politique, population et aspects Sociaux
Atelier D: Entreprises et approches sectorielles
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Session plénière
Les banques sont-elles sorties de la crise ?
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Atelier 1: Session CAPC/ Commerce et Environnement
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Atelier 13: Les économies émergentes face à la crise: quelles politiques méditerranéennes?
Atelier 14: Crise, institutions et économie de la connaissance
Atelier 15: Rôle des TIC, du savoir et de la recherche et développement en période de crise
Atelier 16: Les défis de la crise: pauvreté, vulnérabilité et émergence |
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Atelier 2: IDE et attractivité des pays de la méditerranée Atelier 3: Différenciations nationales face aux risques de crises Atelier 4: Sensibilité aux chocs exogènes et instabilités monétaires |
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A P R E S - M I D I |
Atelier 5: Convergence monétaire et dynamique de croissance Atelier 6: Crise financière et transmission a l'économie réelle Atelier 7: Le système bancaire face a la crise financière Atelier 8 : Les mécanismes de transmission de la crise Atelier 9: Facteurs externes et internes de contamination Atelier 10: Les canaux de transmission de la crise en méditerranée Atelier 11: L’impact de la crise sur la méditerranée: études de cas Atelier 12: Crise et devenir des économies émergentes en méditerranée |
Table ronde
Capital humain: quelle formation pour l'émergence
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Synthèse du Colloque
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Discours de clôture |